faire monde

severine perron · arts ecopoetiques
Bare, thin branches and twigs against a cloudy sky above a rocky hillside.

poésie

est ce qui nous relie, nous touche, nous met en mouvement

des cercles, des paroles, des gestes, où se tissent arts, soins & récits, avec soi, le monde, la vie
pour permettre l’émergence et la remembrance, la présence, s’ouvrir à la poésie, la réciprocité, la beauté
créer des devenirs communs poétiques et singuliers.

severine Perron gardent sitting outdoors at sunset, looking into the distance with mountains and a valley in the background. capturing visions for humanities and becoming, belonging.

séverine perron gardent

artiste-maïeuticienne, poétesse-passeuse,
je tisse des espaces pour faire monde en réciprocité.

à la croisée de l’écopoétique, de la poéthique et de l’éthopoïétique,
je développe une recherche-création-transmission qui oeuvre
les récits, les femmes, les terres et les relations
comme des lieux de transformation et de co-évolution.

je suis dans les lisières du monde,
ce qui a lieu, ce qui se voit et ne se voit pas, est humain
et au-delà de l’humain, ce qui se ressent, dans les porosités.
la montagne est mon quotidien, une terre-mère,
et le monde, un horizon ouvert.

dans ma part d’humaine,
je pose un regard, une présence, met au monde,

en gardienne — land steward
je donne soin aux terres où j’ai grandi,
aux lieux de vie, arbres & plantes, aux femmes, je suis mère aussi,
préserve et transmet des histoires, des savoirs situés.
une responsabilité sacrée.
une manière d’honorer la vie.

en passeuse,
je crée des espaces-matrices, des temps-seuils, des lieux féconds
pour faire monde en réciprocité. prolonge quelque chose d’essentiel.
paroles-semences, corps-mémoires, terres-matrices et liens vertueux,
je facilite des cercles, des traversées sensibles du vivant,
pour se dire, appartenir et devenir —
créer un devenir commun éminemment poétique.

mon travail s’enracine en terres juralpines,
dans une culture de montagne - arpitane,
entre sauvage et sacré,
nourri par une spiritualité incarnée
et une ouverture aux autres cultures autochtones, au monde.

faire monde.
du vivant au vivant.

pour un changement de paradigme profond :
de l’anthropocène au symbiocène.



“reboiser l’âme humaine”

Julos Beaucarne