A woman wearing a wide-brimmed hat with a colorful band, pouring water from a metallic kettle onto a piece of bark on a black table. There is a large amber glass vase with dried flowers and a small bowl on the table, near a window with natural light.

L’Ermitage

Une immersion en terres juralpines, au fil des saisons.

Aux confins des terres juralpines, Séverine accueille dans sa maison pour quelques jours d’ermitage — un temps de retrait, d’écoute, d’inspiration et d’immersion dans un lieu, ses paysages et ses rythmes.

Une maison de vie, simple et chaleureuse, ouverte sur le jardin, et plus au loin, les forêts et les montagnes, le lac et les rivières. La brume. On y partage les repas, les livres, les conversations, les réflexions sur comment habiter, les silences et les gestes du quotidien.

Méditer le matin. Ecrire. Marcher et glaner. Prendre soin du jardin, des espèces compagnes. Reconnaître quelques plantes de saison. Préparer un repas, revenir au coin du feu. Lire, écrire, se reposer. Parfois, partir à la rencontre de celles et ceux qui habitent et façonnent le territoire.

Les conversations naissent de ce qui est vécu et observé : nos manières d’habiter une vie, un lieu, une communauté ; la place que nous accordons au temps, au soin, aux gestes et aux relations.

Quelques jours pour vivre auprès, partager simplement et apprendre à écouter.

Fungus growing on a piece of wood, a group of chipped firewood, and a kitchen knife with a wooden handle on a weathered wooden surface.
A metal bowl containing green leaves, a yellowish substance, and tiny black and white worms placed on a rough wooden surface.
Close-up of hands holding moss and lichen, adorned with silver rings and a bracelet, with a dark background.

arpa

dans ma langue locale signifie montagne.

Des Alpes aux Balkans, des Andes aux Monts Kii, les cultures de montagne ont tissé des manières singulières d’habiter, de cheminer, d’accueillir et de prendre soin.

La montagne n’y est pas un paysage à conquérir. Elle est un milieu vivant, traversée de sentiers, d’animaux sauvages, de transhumances, de plantes, de récits, de gestes et de présences vivantes. La montagne est sacrée. Elle veille sur les terres où je suis née, sur nos destinées, sur l’eau.

Dans certaines traditions, entrer dans la montagne est aussi une manière d’entrer en relation — avec un territoire, avec le vivant, avec l’invisible, avec soi.

Le chemin de tout être humain commence peut-être ainsi :

entrer dans la montagne.